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"Selon un témoin que nous avons contacté, une fourgonnette de la police est arrivée sur les lieux à la fin de la prière, mais aucune information n’a été donnée sur l’identité de la personne qui allait être fouettée. Raif Badawi a ensuite reçu les 50 coups de fouet, pendant une quinzaine de minutes environ, entouré par la foule", a indiqué Nicolas Krameyer, responsable du programme personnes en danger à Amnesty International France.

L’ONG a dénoncé cette condamnation, contraire au droit international, de même que Reporters sans frontières, qui a mis en ligne une pétition appelant le roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud à accorder une grâce à Raif Badawi. Le 8 janvier, les États-Unis avaient également demandé à l'Arabie saoudite d'annuler sa condamnation.

"Il n’a pas pris d’arme, ni commis d’attentat"

Contactée par France 24, Ensaf Haidar, la femme du blogueur de 30 ans, a déclaré qu’il s’agissait d’une "sentence très dure". "Mon mari n’a fait qu’exprimer des idées librement. Il n’a pas pris d’arme, ni commis d’attentat. Donc j’espère que la mobilisation internationale se poursuivra et que le roi finira par l’amnistier. Je ne suis plus en contact avec lui depuis deux semaines. Mais on m’a dit qu’il avait été transféré vers une autre prison, celle dénommée "Rouis", à Jeddah, après l’annonce de la sentence", a-t-elle ajouté. En raison des menaces reçues par son mari, Ensaf Haidar a quitté l’Arabie saoudite en 2012 avec leurs trois enfants pour se réfugier au Liban, avant de rejoindre le Canada en octobre 2013.

Raif Badawi, lauréat du prix Reporters sans frontières 2014, avait été arrêté le 17 juin 2012, pour avoir enfreint la loi saoudienne sur l'informatique et insulté les autorités religieuses en ligne. Son procès s’était ouvert un mois plus tard. En juillet 2013, il avait été condamné par le tribunal pénal de Jeddah à sept ans de prison et 600 coups de fouet. Cinq mois plus tard, cette décision avait néanmoins été renvoyée devant le tribunal pénal de Jeddah. Ce dernier a donc rendu la décision finale le 7 mai dernier, confirmée par la Cour d’appel de Jeddah le 1er septembre.

La cofondatrice du site "Liberal Saudi Network", Souad Al-Chammari, a elle aussi été arrêtée le 28 octobre dernier, pour des tweets publiés sur son compte jugés insultants pour l’islam et portant “atteinte à l’ordre public”.

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