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"Me recueillir sur la tombe du général de Gaulle ? J'en avais besoin" raconte Nadine Morano à metronews.

Ça ressemble à un compte à rebours. Quelques jours avant le rassemblement de la Commission nationale d’Investiture (CNI) du parti Les Républicains qui devra décider si oui ou non, Nadine Morano est évincée de la liste des régionales, l’eurodéputée fait front et multiplie déplacements et annonces.

Sa sortie remarquée sur la France, "pays de race blanche", n’est pas passée dans son camp ? Qu’à cela ne tienne, Nadine Morano est allée chercher du réconfort auprès du général de Gaulle en se recueillant sur sa tombe à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne), dans la nuit de samedi à dimanche. Rien à voir avec une course au symbole, selon elle. "Me recueillir sur la tombe du général de Gaulle ? J’en avais besoin", affirme-t-elle, contactée par metronews. "Il ne faut pas oublier que je viens de la Lorraine, moi. J’ai été élevée dans le gaullisme et dans les références au Général de Gaulle. A la maison, il y avait ses livres dans la bibliothèque. Cette phrase sur la 'race blanche', je l’ai inscrite dans la tête."

"Comme je voyage en TGV, je ne peux pas transporter quinze valises"

Et au cœur de cette "cabale", de cette "opération politique" que Nadine Morano n’a de cesse de dénoncer et dont elle se considère la victime, il y a aussi des "milliers de soutiens". Celui de Brigitte Bardot, d’abord, qui se dit "scandalisée et fière" d’elle. Ceux qu’elle reçoit par mails, ensuite, et dont elle compte bien remplir "des valises" pour prouver à son propre parti qu’elle est encore légitime.

Une bien drôle d’image à l’époque des clefs USB, qu’elle réitère auprès de metronews : "Evidemment que je peux remplir des valises de ces mails de soutien. Comme je voyage en TGV, je ne peux pas transporter quinze valises, mais j’ai reçu au moins 10.000 mails pour m’encourager !" L’eurodéputée de poursuivre, invoquant une nouvelle fois sa fameuse meilleure amie qu’elle a pu décrire par le passé comme "plus noire qu’une arabe": "Mon amie noire, elle est exaspérée de voir ce qu’on dit sur moi ! Elle se dit : 'mais alors, on ne peut plus rien dire dans ce pays !' Et en effet, certains ont la liberté d’expression de me traiter de 'connasse' et moi, je n’ai pas le droit d’affirmer quelque chose de factuel. C’est quand-même bizarre !" Quoi qu’il en soit, Nadine Morano et ses "nombreux soutiens" doivent à présent patienter jusque mercredi après-midi, date à laquelle la CNI statuera sur son sort.

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