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2 ème partie : l'ère Henri Konan Bédié
Pour le détail de l'ère Bédié, lire : Comment le dauphin de Félix Houphouët-Boigny, qui inventa la désastreuse "ivoirité", a foncé droit dans le mur sous les yeux ébahis de la France

 

7 décembre 1993 : décès d’Houphouët-Boigny, après 33 ans d'un règne sans partage.
Henri Konan Bédié, président de l'Assemblée nationale, est chargé, par la Constitution, de terminer son mandat. Alassane Ouattara, alors Premier ministre, hésite, quoi qu’il en dise, à tenter un coup de force pour s'emparer du pouvoir. If finit par démissionner de son poste le 9 décembre. Le clivage est définitif entre les deux hommes.

 

9 décembre 1993 : après deux jours de flottement et d’incertitude, Ouattara rend son tablier de Premier minsitre, et Henri Konan Bédié s’intalle à la présidence.
La validité de son accession à la tête de l’Etat sera confirmée le lendemain par la Cour suprême

 

26 janvier 1994 : le quotidien gouvernemental Fraternité-Matin lance une virulente attaque contre l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara qu'il accuse de « troubler l'ordre public » en l'avertissant que le pouvoir disposait « des moyens pour écraser la chienlit ».
L'accusation de Fraternité-Matin se réfère aux incidents qui ont marqué le retour au pays, le 22 janvier, de Ouattara après trois semaines de vacances en France. Plusieurs centaines de ses partisans avaient voulu l'accueillir à l'aéroport mais en avaient été empêchés par les forces de sécurité

 

Mai 1994 : Alassane Ouattara est nommé directeur adjoint du Fonds monétaire international et quitte la Côte d'Ivoire

 

22 octobre 1994 : près de dix mille personnes assistent à Abidjan au premier meeting public organisé par le Rassemblement des Républicains (RDR), la nouvelle formation politique née en juin d'une scission au sein du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI). A la tribune d'honneur siégeaient quatre anciens ministres du gouvernement d'Alassane Ouattara.
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Décembre 1994 : l'Assemblée nationale adopte une nouvelle loi électorale, imposant à tout candidat à la présidentielle d'être "né de parents ivoiriens de naissance" et avoir résidé de façon continue en Côte d'Ivoire pendant les cinq ans précédant le scrutin. Alassane Ouattara est bien évidemment la seule personne visée par cette disposition.
Laurent Gbagbo, dénonce devant les délégués du Comité Afrique de l'Internationale socialiste réunis à Abidjan « ce code électoral liberticide, raciste, xénophobe et dangereux. »
Laurent Dona Fologo, à l'époque pourtant ministre d'Etat et secrétaire général du PDCI, est le seul homme du pouvoir à mettre en doute le bien fondé de ce code électoral estimant que les nouvelles dispositions risquaient de conduire à des « excès », le « peuple » ne sachant « pas toujours où s'arrête le caractère étranger et où il commence ».

 

22 octobre 1995 : Henri Konan Bédié est élu président lors d'une élection boycottée par les principales formations de l'opposition. Ce scrutin avait été précédé par des manifestations de rue, les plus graves de l'histoire du pays, les 2 et 16 octobre.
Outre de nombreux morts lors des manifestations, des dizaines de militants de l'opposition sont emprisonnés. Certains mourront en prison, avant même d'avoir été jugés. Le général Gueï, alors chef d'état-major des forces armées, avait refusé de faire descendre son armée dans la rue. Il entrait dès lors, lui aussi, en disgrâce et était démis de ses fonctions, la veille du scrutin.

 

18 novembre 1996 : le gouvernement affirme avoir déjoué "un complot contre l'autorité de l'Etat" lors de cette élection présidentielle de 1995. Six officiers et un sous-officier sont révoqués de l'armée. Ils bénéficieront en mars 1998 d'une mesure de relaxe.

 

29 novembre 1999 : un mandat d'arrêt est lancé contre Alassane Ouattara, candidat déclaré à la présidentielle d'octobre 2000, au centre d'une bataille politico-juridique. L'affaire Ouattara domine la vie politique depuis début août et les responsables de son parti ont été condamnés à deux ans de prison à la suite de violences au cours d'une manifestation. C'est la loi "anti-casseurs" votés sous le Premier ministre Ouattara, qui se retourne contre les cadres de son parti. Le camp présidentiel lui conteste la nationalité ivoirienne et donc la possibilité de briguer la magistrature suprême.

 

24 décembre 1999 : une mutinerie de soldats se transforme en coup d'Etat. Le général Robert Gueï annonce la destitution du président Henri Konan Bédié et la mise en place d'un Comité national de salut public (CNSP). Le journal français, Le Canard Enchaîné, révèle que le général Gueï avait rencontré l'opposant Ouattara, à Paris, peu de temps avant cette mutinerie. De là à penser que la vengeance est un plat qui se mange froid mais qui se prépare longtemps à l'avance …

 

29 décembre 1999 : Ouattara, "l'étranger" est de retour à Abidjan. Bédié est parti la veille en exil à Lomé au Togo, avant de rejoindre Paris, d'où il envisage de se porter candidat à la future élection présidentielle.

Tag(s) : #afrique

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