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Karim Wade, le fils de l’ex-président sénégalais, est l'un des six anciens dirigeants, à avoir porté plainte devant la Cédéao, pour contester l’interdiction de sortie du territoire qui leur est imposée par le Sénégal.
Karim Wade, le fils de l’ex-président sénégalais, est l'un des six anciens dirigeants, à avoir porté plainte devant la Cédéao, pour contester l’interdiction de sortie du territoire qui leur est imposée par le Sénégal.
AFP PHOTO / GEORGES GOBET

Par RFI

C’est de nouveau le bras de fer entre l’Etat du Sénégal et les dirigeants du PDS, Parti démocratique sénégalais concernant les biens mal acquis. Fin janvier dernier, six anciens dirigeants, dont Karim Wade, le fils de l’ex-président sénégalais, avaient porté plainte auprès de la Cour de justice de la Cédéao pour notamment contester l’interdiction de sortie du territoire qui leur est imposée par le Sénégal. Le 22 février à Abuja, la Cour de justice de la Cédéao a ordonné la levée de cette interdiction.

D’après la Cour de justice de la Cédéao, Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, l’interdiction de sortie du territoire imposée à six anciens dirigeants du PDS, Parti démocratique sénégalais, est « illégale » et ne repose sur « aucune base juridique». « L’Etat du Sénégal a violé le droit de présomption d’innocence de par les déclarations de son Procureur spécial », souligne la présidente de la Cour, Awa Daboya Nana.

Cette dernière estime que « le rôle de poursuite incombe à la Haute cour de justice ». La Cour ordonne à l’Etat sénégalais « le respect scrupuleux des instruments internationaux et de ses lois internes ».

Pour autant, la juridiction sous-régionale s’est déclarée incompétente pour juger de l’opportunité de réactiver ou non la Cour de répression de l’enrichissement illicite. A Dakar, le gouvernement n’a pour le moment pas souhaité réagir à cette décision. De leur côté, les responsables du PDS ont accueilli la nouvelle avec joie.

« Le droit a été clairement dit », s’enthousiasme un cadre du parti, qui depuis le début des auditions, estime que les anciens ministres doivent être entendus par la Haute cour de justice.

Sur cette lancée, certains anciens ministres visés par ses enquêtes se sont rendus à Touba pour remercier le khalife général des Mourides de son soutien et de ses prières.

Tag(s) : #afrique

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